Parce que je viens de là haut
Le soir, pour me ressourcer, je vais parfois me balader sur les hauteurs de Renaison. Ce soir, il y avait une odeur particulière. Une odeur familière. Celle des fleurs et de l’herbe séchées. Celle qui nourrit les bêtes en hiver. Celle qui me rappelle des souvenirs d’enfance, de ces soirées d’été passées dans le tracteur de mon père. De ces journées à courir entre les andains. À se dépêcher de botteler avant que la pluie ne ravage tout. Cette douce odeur, c’est celle du foin coupé. Ce foin qui est autant un cadeau de la nature que de l’homme et de sa sueur. Ce foin, il nous nourrit. Et puis je me suis allongé. J’ai levé l’herbe séchée et j’y ai vu cette terre où je suis né. Cette terre des Monts de la Madeleine qui a vu tant d’hommes et de femmes nous précéder. Face au tumulte de notre temps, elle m’offre une perspective d’éternité qui m’apaise. On l’oublie trop souvent mais nous ne sommes que de passage dans ce monde. Quel lien avec les élections me direz vous ? Il est pourtant essentiel en moi. C’est pour cette terre, pour tous les fruits qu’elle m’a donnés et qu’elle nous donne encore, que je suis engagé en politique. C’est pour tous ces visages, ces sourires, ces mains serrées, ces pleurs, ces cris et ces rides, que je suis engagé. Je ne me vois pas faire de la politique ailleurs. J’aime la France. Si j’aime partir en vacances à l’océan, je n’y reconnais pas les visages du Roannais. C’est ici que j’aime m’engager. C’est pour nous tous, pour tous ceux qui nous suivront, que nous nous engageons. Pour qu’humblement, ce passage sur Terre serve à quelque chose et que collectivement nous transmettions une terre encore plus belle aux futures générations roannaises. Bonne nuit à tous. Antoine

Le soir, pour me ressourcer, je vais parfois me balader sur les hauteurs de Renaison.
Ce soir, il y avait une odeur particulière. Une odeur familière. Celle des fleurs et de l’herbe séchées. Celle qui nourrit les bêtes en hiver. Celle qui me rappelle des souvenirs d’enfance, de ces soirées d’été passées dans le tracteur de mon père. De ces journées à courir entre les andains. À se dépêcher de botteler avant que la pluie ne ravage tout.
Cette douce odeur, c’est celle du foin coupé.
Ce foin qui est autant un cadeau de la nature que de l’homme et de sa sueur. Ce foin, il nous nourrit.
Et puis je me suis allongé. J’ai levé l’herbe séchée et j’y ai vu cette terre où je suis né. Cette terre des Monts de la Madeleine qui a vu tant d’hommes et de femmes nous précéder. Face au tumulte de notre temps, elle m’offre une perspective d’éternité qui m’apaise. On l’oublie trop souvent mais nous ne sommes que de passage dans ce monde.
Quel lien avec les élections me direz vous ? Il est pourtant essentiel en moi. C’est pour cette terre, pour tous les fruits qu’elle m’a donnés et qu’elle nous donne encore, que je suis engagé en politique. C’est pour tous ces visages, ces sourires, ces mains serrées, ces pleurs, ces cris et ces rides, que je suis engagé. Je ne me vois pas faire de la politique ailleurs.
J’aime la France. Si j’aime partir en vacances à l’océan, je n’y reconnais pas les visages du Roannais. C’est ici que j’aime m’engager.
C’est pour nous tous, pour tous ceux qui nous suivront, que nous nous engageons. Pour qu’humblement, ce passage sur Terre serve à quelque chose et que collectivement nous transmettions une terre encore plus belle aux futures générations roannaises.
Bonne nuit à tous.
Antoine
